Pendant ce temps l …
Vendredi, mars 3rd, 2006…en Belgique, où une réglementation des professions de santé mentale (incluant un titre de psychothérapeute) est en projet, les psychanalystes s’organisent en unité politique (ils se dotent d’une fédération au del des divisions scolastiques et linguistiques) fondée sur une charte. L’objectif est d’être inclus dans un processus de concertation (et de clarification) auquel ils n’avaient pas été invités (tiens, pourquoi donc?). Sur Oedipe, Patrick Belamich pense que les psychanalystes français devraient en prendre de la graine, mais il s’interroge : “Pourquoi un tel accord n’est-il pas possible en France ?”… face un ennemi commun sur le mode : Moi contre mon frère psychanalyste, moi et mon frère contre mon cousin psychothérapeute, moi, mon frère et mon cousin contre le législateur. Supposons qu’ils parcourent ce processus jusqu’au bout, iront-ils affirmer d’une seule voix, qu’ils sont tous des psychothérapeutes comme le laisse entendre une lettre ouverte de cette fédération au Ministre des Affaires Sociales et de la Santé Publique (22 février 2006) qui demande non seulement une reconnaissance de la psychanalyse en tant que psychothérapie , mais également de sa “spécificité irréductible” : “Comme psychanalystes, nous sommes en effet étonnés que vous n’accordiez aucune reconnaissance spécifique notre discipline alors que cela fait plus d’un siècle que, via les associations qui nous regroupent, nous formons et assurons la transmission de la psychanalyse qui comme vous le savez est aussi une méthode reconnue de psychothérapie” ?