Seminaire : “Questions autour des fondements scientifiques de la psychopathologie et des psychothérapies”
Vendredi, septembre 17th, 2010Séminaire de l’Ecole Doctorale « Cognition, comportement, conduites
humaines » (ED 261) de l’Institut de Psychologie-Université
Paris-Descartes, en collaboration avec l’Ecole Doctorale « Cognition,
Langage, Interaction »de l’Université de Paris 8, le CESAMES (UMR 8136 -
INSERM U611), et l’IHPST (UMR 8590)
(programme ANR « PHS2M »)
Sous la direction de Françoise PAROT — Professeur d’Epistémologie et
Histoire de la Psychologie (Institut de Psychologie-Université
Paris-Descartes) Avec la collaboration d’Arnaud Plagnol, Steeves Demazeux et Valérie
Aucouturier
Le séminaire aura lieu un mercredi par mois de 18H à 20H à partir du
mois d’octobre et jusqu’au mois de juin, à l’I.H.P.S.T. 13 rue du Four,
75006 Paris, 2è étage
Au cours de chaque semestre seront en outre organisées des journées
d’exposés et de discussions.
Il est destiné en premier lieu aux doctorants mais ouvert à tous. Pour
des raisons de place et pour avoir accès à tous les documents, il faut
s’inscrire sur le site : www.psychother.fr à partir du 1er octobre.
“Les psychothérapies font l’objet de controverses intenses ; la volonté
fortement exprimée aujourd’hui d’en évaluer l’efficacité est loin de
faire l’unanimité. C’est pourquoi il peut être éclairant, pour tous ceux
qui se destinent à leur pratique ou qui souhaitent interroger leur
portée, d’aborder la question de leurs fondements scientifiques :
peut-on par exemple isoler, parmi tous ceux qui interviennent au cours
d’une thérapie, un facteur qui serait responsable d’un échec ou d’un
succès ? Un tel facteur peut-il faire l’objet d’une mesure ?
L’inter-subjectivité qui caractérise la psychothérapie peut-elle être
prise en compte avec la rigueur exigée d’une démarche scientifique ?
Au moment où l’on s’interroge sur la formation nécessaire à l’exercice
de la psychothérapie, nous souhaitons contribuer, avec des outils
historiques et épistémologiques, à l’étude de ces questions.
Les difficultés sont redoublées par la question de la scientificité de
la connaissance des troubles psychiques qui justifient une
psychothérapie ; les débats qui entourent la mise au point de la CIM-10
ou du prochain DSM (le DSM-V, prévu pour 2012 ou 2013) témoignent de
l’importance de questions épistémologiques redoutables sur la causalité
psychique, sur le caractère dimensionnel ou catégoriel des troubles, etc.
Là encore, la réflexion historique et épistémologique, alimentée par les
diverses approches, sans exclusive, peut permettre de nourrir les
échanges entre tous ceux qui auront, d’une manière ou d’une autre, un
rôle dans le domaine de la santé psychique.”
Attention : l’ordre des séances qui figure ci-dessous est susceptible
de changements. Pour en prendre connaissance, consulter régulièrement le
site psychother.fr
1. Mercredi 20 octobre : Quel modèle médical pour la psychiatrie ? (A.
Plagnol)2. Mercredi 24 novembre : Peut-on avoir une approche scientifique de la
psychanalyse ? (V. Aucouturier)3. Mercredi 15 décembre : Comment les histoires de cas individuels
pourraient-elles confirmer ou infirmer la validité d’une psychothérapie
? (P.-H. Castel)4. Mercredi 19 janvier : Peut-on camper sur le /no man’s land/ entre
constructionnisme social et approche biologique en matière de maladie
mentale ? (L. Faucher)5. Mercredi 16 février : Quelle est la portée scientifique des échecs
thérapeutiques ? (N. Duruz)6. Mercredi 16 mars : Peut-on avoir une approche scientifique de la
notion de « recovery » ? (M. Slade — sous réserve)7. Mercredi 27 avril : Peut-on avoir une approche scientifique de la
phénoménologie des maladies mentales ? (B. Pachoud)8. Mercredi 18 mai : Peut-on classer scientifiquement les troubles
mentaux ? (S. Demazeux)9. Mercredi 15 juin : Pour qu’une psychothérapie soit scientifiquement
fondée, est-il suffisant qu’elle soit rationnelle ? (A. Blanchet)
Des journées d’études et de réflexions seront organisées ultérieurement.
Les dates et les thèmes seront précisés sur le site psychother.fr